Au début, on était tous un peu surexcités de le voir.Arrivés à la salle, on a déposé nos affaires, puis on est entrés dans la salle.
Au fond de la scène il y avait un drapeau désignant la tribu aborigène. (
ici )
Et là sur la scène,
un homme était en train de jouer de la guitare couchée sur ses genoux.Il chantait tellement bien. Et il s'appelle :
Ben HowardPuis après une dizaine de minutes à attendre avec du
Bob Marley dans les oreilles,
les lumières s'éteignirent.Toute la foule se mit à hurler de joie en espérant
le voir apparaître.
Mais mieux que ça, sous les draps cachant deux monticules à droite et à gauche de la scène, il y a avait à droite
une batterieet à gauche...
3 didgeridoo,des montagnes de percussions diverses et variées...Son domaine.Après ce bref moment de contemplation , on a pu distinguer des formes qui bougeaient dans l'obscurité.
Jusqu'à ce qu'il se dresse au milieu de ses percussion et de ses didgeridoo (
photo), le poing en l'air.
Toue la salle a redoubler d'intensité dans ses cris d'admiration.
Le silence se fît tandis que
Xavier Rudd s'installait.
Et là, il se leva ,"posa" sa bouche sur l'embouchure de son didgeridoo et...
Un bourdonnement remuant toutes les parcelles de mon corps se fît entendre, tandis qu'un tonnerre de cris l'accompagnait.Continuant à souffler sans relâche dans son didgeridoo, il commença à tout doucement remonter le long de son lap-steel (
photo)
Et à partir de là,
tout s'enchaîna.Ses chansons prenaient une
puissance que je n'aurais soupçonné.
L'énergie pure de sa musique nous a tous transporté sur les rivages de l'Australie,ainsi que dans les méandres de la culture aborigène.Nous avons eu droit à un drum solo du batteur
ha-llu-ci-nant.Xavier est venu à trois reprises devant nous avec soit son lap-steel, soit sa superbe guitare acoustique Cole Clark avec L'australie dessinée dessus (
cette guitare )
J'ai même appelé Maxime lorsque Xavier nous a jouer
Messages.
Il nous a aussi longuement parlé du monde, et ponctuait souvent ses phrases de superbes
"Are you feeliiiiiin'!!"Et nous nous répondions de tout l'air de nos poumons.
Un moment marquant : il nous a dit
'George Bush is now gone."Et inutile de lui préciser de quelle façon nous lui avons répondu.
La totalité de ses chansons prenaient une teneur différente lorsque qu'il nous les jouait, j'ai même essuyé une ou deux larmes, submergé par la beauté de ses compositions et de sa voix.
Il a fini le concert de façon hallucinante, faisant vibrer ses digeridoo et ses guitares de toutes ses forces.
Après être parti de la scène,
cette chanson a résonné.
Et il est revenu danser à la manière des aborigènes sur scène, invitant quelques personnes du public.
Puis une fois la chanson finie,
il partit.Ce fut de loin le plus beau concert que j'ai jamais vu.